Le Mont Thabor – XVIIe siècle

Le Château Mont Thabor, bâtisse du XVIIe siècle, se situe sur une colline qui domine Bédarrides, près de la nationale 7. Il appartenait au Marquis de Vaucroze.

Ce nom vient du Mont Thabor, l’un des monts les plus célèbres de Galilée, en Israël. Le Mont Thabor est largement mentionné dans les écrits saints.

D’une importance stratégique et religieuse. Les témoignages historiques y font peu allusion, mais son nom est toujours lié à des évènements dramatiques et décisifs, tantôt relatifs aux guerres, tantôt aux religions.

Dom Pernety 

Il fonda la secte des « Illuminés d’Avignon » qui rayonna sur l’ensemble de l’Europe catholique hérétique, il fit de ce château un lieu de rencontres mystiques, philosophiques et culturelles. Don Pernety séjourna au Mont Thabor, à la recherche de « la Pierre Philosophale. »
Il planta dans la propriété un arbre en provenance de la montagne israélienne, le Mont Thabor.

Relais de diligences 
1840

En 1840, après un passé agité, le Mont Thabor devint un relais de diligences. Son propriétaire, Monsieur Poulin fut enterré dans un tombeau près des vignes, avec le cœur de sa maîtresse !

Fritz Stehelin

En 1881, Fritz STEHELIN, venu de Suisse, acheta le domaine.

La vieille cave étant trop réduite, il décida d’en créer une nouvelle dans les anciennes granges de diligences. Il pouvait ainsi continuer la vinification des vins dans de meilleures conditions.

Il créa également un atelier de conditionnement de chardons. Une vingtaine de personnes y travaillaient. Les chardons étaient utilisés pour carder la laine dans les filatures.

Luc Stehelin

En 1940, après des études agricoles, Luc succéde à Fritz pour s’occuper du domaine.
Les terres de plaines sont cultivées en maraîchage et céréales.

Les travaux des vignes sont réalisés alors avec le cheval, le travail est très dur, extrêmement physique.

Luc met en production les vignes en Côtes du Rhône autour du Château.
Les vins sont vendus en vrac au négociant.

Daniel Stehelin

Très jeune mon père m’a donné la passion du métier et du travail de la terre.
En 1977, je m’installai, et travaillai avec mon père. Vendre le vin en vrac n’était pas dans ma philosophie.

Tout le travail d’une saison, tant de soins portés aux vignes, aux raisins, suivre les vinifications avec autant de plaisir, pour en quelques instants, finir et partir dans un « grosse citerne », me chagrinait énormément. Le vin perdait son âme, j’avais l’impression de le trahir, il disparaissait ! Progressivement, je développais la vente en bouteille. Je m’orientais rapidement vers l’export.

C’était alors un nouveau métier, complémentaire de celui de vigneron.
Quelle fierté de commercialiser ses propres bouteilles dans le monde. Retrouver ses vins dans de grands restaurants de New York, Singapour ou en Chine est très émouvant. Une chose que l’on n’imagine pas, quand on est seul dans ses vignes.

Maintenant, ma fille Fanny est là, quel bonheur de transmettre ma passion. C’est aussi respecter les anciennes générations. 

Fanny Stehelin

Mon enfance au sein du Château Mont Thabor s’est faite de jeux entre barriques, caves et vignes. 

Naturellement, dès 16 ans, je me suis dirigée vers des études viti-vinicoles, marketing et sommellerie. Au cours de ces années enrichissantes la passion du vin s’est profondément, et, définitivement ancrée en moi. 

Il ne me restait plus qu’à aller voir le Monde : travailler/oeuvrer dans des caves autour du monde, Australie, Nouvelle-Zélande et Argentine, était une expérience indispensable à mes yeux. 

Aujourd’hui, j’ai rejoint mes origines familiales au Château Mont-Thabor où je collabore avec mon père.  

Mon horizon s’est étendu vers le Luberon, à Beaumont-de-Pertuis, où, accompagnée de Vincent Bremond, mon compagnon d’aventures et de vie, nous avons de nouvelles perspectives complémentaires avec le Mont Thabor.